|
À Noël, et le jour de l'an à minuit précisément, la
tradition,en Europe,veut que l'on s'embrasse sous une branche de gui, symbole de prospérité et
de longue vie.
Du temps des Gaulois,
les druides
allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l'année
celtique. Ils coupaient le gui en s'exclamant : « O Ghel an
Heu » ce qui signifie littéralement « Que le blé germe ».
Cet expression sera modernisée au Moyen Âge dans « Au gui l'an neuf ».formule
qui fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit
céans » (soit dans la maison). Au XIX siècle on disait « Bonne
et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », expression
modernisée au XX siècle en
« Bonne et heureuse année ».
|
Nom latin
|
Viscum album
|
|
Famille
|
Lorantacées
|
|
Parties utilisées
|
Feuilles et rameaux débarrassées des fruits, ramassés en hiver et
mis à sécher à l’ombre.
|
Le gui renferme
des substances toxiques, des hétérosides
(vraisemblablement des saponosides) qui peuvent provoquer en cas d'ingestion des
fruits des troubles digestifs et même des troubles cardiaques (collapsus
cardio-vasculaire) si le nombre de baies ingérées dépasse la dizaine.
Attention. Par voie orale, le gui peut être toxique lorsqu’on
dépasse les dosages. L’utilisation doit se faire sous la supervision d’un
thérapeute
Contre-indications : On déconseille le gui aux femmes
enceintes ou qui allaitent.Certaines
personnes peuvent être allergiques au gui
|
EFFETS /
INDICATIONS
Effets:
ØDiurétique (achève
le processus d’élimination en épurant le sang des toxines), antispasmodique
(décontracte certains muscles douloureux calmant (sédatif) hypotenseur (qui fait
diminuer la pression artérielle),
vasodilatateur, (qui permet
de dilater les vaisseaux sanguins en relâchant les muscles lisses)
Propriétés
et emploi :
Remède traditionnel contre les crises d’épilepsie, les convulsions nerveuses
et l’asthme. Après infusion dans l’eau froide, calme les nerfs et les
spasmes musculaires. Diminue la tension artérielle et renforce les artères.
INFUSION
40 gr de feuilles fraîches /l d’eau
3 tasses /jour.
EN MACERATIONLes feuilles fraîches coupées menu 50 gr/l d’eau
tiède, macérer 9 à 12 h
3 tasses par jour entre les repas..
Vin: Feuilles fraîches hachées menu. 45 gr
macérées 9 jours dans 1
litre de vin blanc. 1 verre à Bordeaux à jeun, 1
autre au coucher. Cure de 21 jours.
Divers
- Le
feuillage du gui a parfois été utilisé comme fourrage
pour compléter l'alimentation des bestiaux à la mauvaise saison. Il
était réputé favoriser la lactation
des vaches et des chèvres.
- Les
fruits du gui, une fois macéré, fermenté et cuits, donnent une colle
fine et très adhésive qui servait de glu (glu des oiseleurs).
- Les
touffes de gui avec leurs fruits se conservent très bien pendant des semaines
voire des mois en guise d'ornement par exemple. Il suffit de tremper
les extrémités des tiges coupées dans de l'eau et de changer celle-ci
de temps en temps. Rapidement l'eau se teinte de brun pâle, mais
curieusement, même la putréfaction de cette eau, du moins dans ces
premiers stades, n'affecte pas la santé du gui.
- Un
Coléoptère Buprestide vit exclusivement dans le bois du gui : Agrilus viscivorus (Bily).
Cette espèce menacée par la coupe des vieux vergers est signalée en
France depuis 2005.
|